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Dossier spécial fondations

Niveau : intermédiaire
Temps de lecture : 6 minutes
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Vous projetez de construire une maison ? Les fondations constituent l’une des étapes les plus importantes de votre projet. Réalisées dans les règles de l’art, selon la nature des sols et le type de construction, elles assurent la stabilité parfaite de votre habitation pour empêcher qu’elle ne s’affaisse ou se fissure. Zoom sur notre dossier spécial fondation pour éviter que votre maison ne tombe comme un château de cartes !

Qu'est-ce que les fondations ?


Les fondations constituent à la fois l’assise et le socle du bâtiment. Ce sont elles qui ancrent, plus ou moins profondément, la maison dans le sol. Composées de pierres, de béton et d’armatures, les fondations se déterminent selon la nature du sol, la profondeur, mais aussi le type de construction. Ainsi les fondations d’une maison en bois seront naturellement différentes de celles d’une maison en pierres.

Élément essentiel dans tout projet de construction, les fondations remplissent de nombreux rôles. Elles doivent assurer la stabilité du bâtiment et résister aux infiltrations d’eau et au gel, tout en garantissant la pérennité de la structure. Les fondations sont également essentielles dans la répartition des charges de la maison. En effet, elles supportent les murs porteurs, la charpente, les étages et la toiture, d’où l’importance d’une réalisation de qualité pour éviter les fissures ou l’affaissement de la construction. Des fondations inadaptées ou mal réalisées peuvent présenter un réel danger et rendre la maison parfaitement inhabitable.
 
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Pour s’assurer de construire des fondations stables et solides, l’étude de la nature du terrain est l’une des étapes les plus importantes. Selon le type de sol, les fondations nécessitent une profondeur de 2 m, 5 m ou 10 m. Il faudra donc faire appel à un géotechnicien pour déterminer la profondeur du terrain porteur, étudier le sol en profondeur pour définir sa nature et sa capacité de portance. Les résultats de cette étude vous permettront de savoir si votre sol possède les qualités requises pour supporter la construction que vous envisagez. Elle vous donnera également un aperçu des différents risques : de gonflements et de rétractation, d’affaissement, d’infiltration, de sécheresse (qui peuvent entraîner des fissures), sismique, de termites ou encore d'exposition aux minéraux nocifs tels que l’uranium ou le radon.

La taille des fondations sera calculée en fonction de la structure du bâtiment. Une fois le sol stable repéré et la profondeur déterminée, la recette des fondations est relativement simple : du béton (eau, ciment, gravier, sable, liant) et des armatures ! Le terrain est d’abord lissé puis creusé jusqu’à la profondeur souhaitée. Les tranchées sont toujours plus larges que les futurs murs porteurs. Les armatures sont ensuite posées pour maintenir l’ensemble en veillant à les faire dépasser de 80 cm au-dessus du trou. Enfin, le béton est coulé puis égalisé. Une fois que ce dernier est sec, les fondations sont prêtes !
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Quels sont les différents types de fondations existants ?


Il existe plusieurs familles de fondation. Leurs caractéristiques changent en fonction de la nature et de la qualité du sol, mais aussi du type de construction. Ainsi, les fondations seront évidemment plus solides pour un immeuble que pour une maison individuelle.
On distingue les principaux types de fondations selon leur profondeur.
 
 


Les fondations superficielles appelées aussi semelle filante


Ce type de fondation est souvent employé pour les constructions de maison individuelle, lorsque le terrain est jugé de bonne qualité et que les sols ne nécessitent aucun renfort supplémentaire. Elles se caractérisent par une semelle de fondation en béton armé, creusée entre 50 cm et 1 m de profondeur. Cette profondeur minimale évite aux fondations de geler. Elle peut varier selon les régions. Simples et peu onéreuses à mettre en œuvre, ces fondations se destinent à des constructions légères. Seul inconvénient, elles sont limitées d’un point de vue dimensions.
 
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Les fondations superficielles sur surface complète ou radier


Ces fondations se distinguent des premières, car elles vont nécessiter un renfort supplémentaire. Elles sont utilisées dès lors que la qualité du sol n’est pas suffisante. Ainsi, contrairement à la semelle filante, la surface complète supporte non seulement les murs porteurs, mais aussi la dalle pleine de fondation. Concrètement, le fond de fouille est garni de pierres et de remblai puis recouvert d'une membrane de propreté et d’un isolant. La dalle est ensuite coulée, pleine, totale et armée par-dessus.  
 
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Les fondations semi-profondes


Plus profondes que les fondations superficielles, ces fondations sont creusées entre 2 et 5 mètres de profondeur pour s’assurer d’un sol de qualité, garantissant la stabilité de l’ouvrage. Complètement différentes, elles se caractérisent par des puits de fondation, parallélépipédiques ou cylindriques, qui sont d’abord creusés puis remplis de béton afin de stabiliser le sol et de lui apporter une certaine résistance. Les puits sont ensuite reliés par des longrines sur des plots ou des pieux métalliques vissés dans lesquels est coulé du béton. Le nombre de pieux sera déterminé selon les charges et l’étude géothermique du sol. Ce type de fondation est généralement recommandé dès lors que le futur bâtiment se situe à proximité d’un chemin de fer ou d’un cours d’eau ou lorsque le terrain est en pente.


Les fondations profondes


On parle de fondations profondes dès lors que l’on creuse les fouilles à plus de 6 mètres. Elles sont systématiquement recommandées lorsque le terrain est instable ou argileux. Dans ce cas de figure, les fondations reposent sur des pieux en béton armé qui sont coulés sur place. C’est le type de fondation que l’on retrouve dans les bâtiments collectifs, car elles permettent de supporter des charges très lourdes.
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Quels sont les matériaux destinés aux fondations ? 

Incontournable, le béton universel s’utilise pour couler des dalles, des fondations, des linteaux, mais aussi des marches ou encore des appuis de fenêtres. Un béton prêt à gâcher signifie qu’il est prêt à être mélangé dans une bétonnière avec de l’eau et des graviers. Le mélange doit être onctueux et avoir un aspect humide sans couler. Si ce n’est pas le cas, et s’il est trop liquide, rajoutez du ciment. Généralement, pour couler une dalle de 1 m² sur 15 cm, comptez 10 sacs. Selon votre projet, sachez que vous pouvez rajouter des adjuvants à votre béton : cela peut être un antigel, des adjuvants plastifiants, des retardateurs de prise ou encore des colorants si vous comptez couler un béton apparent.

Parmi le matériel indispensable pour couler des fondations, la brouette vous permettra d’acheminer le contenu de la cuve de la bétonnière vers le sol à bétonner. Il en existe plusieurs types, dans différentes charges utiles et matières. La qualité de votre brouette déterminera sa résistance. Elle doit être capable de supporter du béton, un matériau très lourd. Privilégiez une brouette haute résistance conçue pour les travaux lourds et prêtez attention aux roues et au châssis. Ce dernier doit être ergonomique et indéformable, mais aussi résistant à la corrosion. Les roues, elles, doivent pouvoir vous assurer une stabilité optimale et réduire vos efforts.

Enfin, cela peut paraître évident, mais pas de béton sans bétonnière ! Destinée aux plus ou moins gros chantiers, la bétonnière électrique offre toute la puissance dont vous aurez besoin pour un travail de qualité. Les différents modèles se distinguent par le volume de leur cuve, leurs capacités de malaxage et leur puissance. Au moment de choisir une bétonnière, prenez surtout en compte la quantité de béton qu’elle doit pouvoir contenir.