BIEN CHOISIR SON PARQUET
Naturel, chaleureux, sain, facile à entretenir… Le parquet présente tous les avantages. Parmi les nombreux produits proposés, le choix n’est cependant pas seulement affaire de goût.
Trois familles de revêtements
Le revêtement stratifié
Il est composé de plusieurs couches superposées d’origine naturelle : un décor imitation bois en surface (protégé par une couche d’usure), un support, ou « âme », en aggloméré et un contre-balancement en mélaminé pour éviter toute déformation. Son épaisseur totale varie entre 8 et 10 mm.
Commercialisé sous forme de lames possédant rainure et languette, il se pose très facilement, par emboîtement ou collage des lames les unes contre les autres. Cette méthode de pose dite « flottante » permet d’insérer, entre support et revêtement, différents types de sous-couches, aux propriétés d’isolation acoustique ou thermique.
Imitant parfaitement l’aspect des principales essences de bois, le stratifié se décline à l’infini, dans les motifs et les coloris les plus originaux.
La norme européenne EN 685 définit 6 classes de stratifiés, en fonction du type d’usage :
- le premier chiffre est soit un 2 (usage domestique) soit un 3 (usage professionnel) ;
- le second chiffre varie de 1 à 3, selon la dureté.
- Ainsi, un stratifié de classe 21 conviendra à une chambre d’amis, alors qu’un revêtement de classe 33 pourra habiller un restaurant ou même une salle de bal.
Le parquet contrecollé
Ici le parement est composé d’une épaisseur de 2 à 5 millimètres de bois noble. Ce parement repose sur une âme en contreplaqué, panneau de particules ou fibres haute densité, lui-même collé sur un contre-balancement en bois quelconque. L’épaisseur totale varie entre 10 et 15 mm.
Le parquet contrecollé fait l’objet d’une pose flottante, par collage ou simple emboîtement des lames les unes dans les autres.
L’épaisseur du parement (ou couche d’usure) permet le ponçage et la rénovation comme dans le cas du bois massif.
De nombreuses finitions, et des essences très variées, sont disponibles.
Le parquet massif
100% de bois noble, une couche unique : c’est le parquet traditionnel, à clouer sur des lambourdes ou à coller directement sur un sol parfaitement plat. Le nombre d’essences proposé est plus restreint (chêne, châtaignier, pin…), mais largeur des lames et possibilités de finition (vernie, huilée, brossée, etc.) permettent de créer des décors très variés, résolument rustiques. L’épaisseur du parquet massif varie entre 15 et 23 mm, incluant une couche d’usure de 3 à 10 mm.
Bois massif : brut ou traité ?
Le bois brut est sensiblement moins onéreux, mais réclame davantage de travail. Après la pose, il doit impérativement être poncé, puis traité. Cérusé, huilé, verni, brossé : les rendus sont multiples. Plusieurs couches sont cependant nécessaires, et le comparatif des prix doit inclure le coût de ces traitements.
Les différents types de pose
Quelle pose sur quel support ?
Chape de béton flottante, collée, clouée sur lambourdes
Carrelage flottante, collée (après abrasion du carrelage)
Ancien parquet flottante, clouée sur lambourdes
Sol plastique flottante
Moquette rase flottante
La pose flottante (stratifié et parquet contrecollé)
Elle est accessible à tous. On emboîte la languette de chaque lame dans la rainure préalablement encollée de la lame précédente. L’ensemble repose librement sur une sous-couche isolante. Plus simple encore, certains revêtements se posent sans colle : il suffit de « clipser » les lames les unes dans les autres.
La pose collée (bois massif)
Elle exige une certaine rigueur, mais reste très abordable.
Deux formules existent :
- la pose « en plein » : les lames sont emboîtées les unes dans les autres et posées directement sur le sol préalablement encollé.
- la pose « sur cordons » : une sous-couche partiellement évidée est glissée entre sol et parquet. Seules les parties évidées sont encollées. Plus facile à réaliser que le collage « en plein », cette technique est sensiblement plus onéreuse.
La pose clouée sur lambourdes :
C’est la pose traditionnelle, avec un inconvénient en cas de rénovation d’une seule pièce : une épaisseur totale, lambourdes incluses, frisant les 5 cm.
La difficulté de ce type de pose dépend essentiellement du motif créé.
Des lames dans tous leurs états
Les temps changent, les modes aussi. De nos jours, le cachet rustique des lames larges (supérieures à 12 mm) a le vent en poupe. La pose à l’anglaise (lames disposées horizontalement, les unes à la suite des autres) est impérative.
Des lames courtes et étroites permettent en revanche de réaliser différents motifs (point de Hongrie, bâton rompu, etc.).
Quelle essence choisir ?
Deux paramètres déterminent ce choix :
La dureté du bois :
Les bois tendres (sapin, pin maritime) sont réservés à l’usage domestique faible (chambres sans accès sur l’extérieur).
Les bois mi-durs (bouleau, châtaignier, teck…) conviennent à un usage domestique normal : chambres, séjour sans accès sur l’extérieur.
Les bois durs (chêne, hêtre, érable, merbau et le très original bambou) conviennent à toute la maison, ainsi qu’à un usage commercial normal (bureaux, cabinet de médecin, etc.).
ll’épaisseur de la couche d’usure :
Inférieure à 5 mm, elle ne modifie pas le classement ci-dessus.
Supérieure à 5 mm, elle autorise un usage plus intensif.
Des essences pour pièces humides
Les bois exotiques (teck, merbau, bangkiraï) sont recommandés pour les pièces humides : salles de bains et cuisines. La pose collée en plein est impérative.
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